Faire partie de la gang


Pendant le doux mois de l’Avent, je me suis promenée dans différents petits Salons de Noël de la région, où j’ai pris le temps de regarder ces œuvres magnifiques, ce travail raffiné, original et créatif, empreint d’Amour et de Bonheur que les artisans produisent. C’est comme se promener dans un musée, pour nous remplir les yeux, ou la panse, et le cœur de beauté et de richesse – dans le sens noble du terme. Mais, je me laissai surtout imprégner par une agréable sensation de famille, de communauté, de partage. Car bien au-delà du côté commercial, ce genre d’endroit permet d’abord d’assouvir le désir de partager avec la population un peu de nos dons, un endroit pour offrir ce qui nous distingue, aptitude ou talent qui nous ont été donnés. Car c’est bien l’ensemble des talents et dons de chacun qui forme une communauté.

Je vais jusqu’à dire : quel peut être le sens de la vie sans le partage avec nos concitoyens, sans la création collective issue des talents de chacun, et ce, peu importe le domaine ? Et ça me fait réfléchir au fait que : j’ai l’impression qu’il fut un temps où faire partie de la gang était peut-être davantage une évidence. Dans une société souvent plus simple, plus petite aussi, il était peut-être plus naturel de s’exprimer dans la vie communautaire. Mais comme ces communautés ont évolué et grossi, peut-être cela nous aura-t-il fait oublier, au bout du compte, que c’est chacun de nous qui formons notre société. Que sa couleur, c’est nous. Chacun de nous. Ensemble. Alors oui, il semble d’autant plus important de créer des occasions où l’on puisse sentir la famille, la grande famille sociale, où l’on puisse réaliser que l’on fait partie de cette famille et ce, au-delà des organisations officielles. Car il reste des gens autour de nous, des besoins terre-à-terre, des espaces sociaux à combler, mais aussi des rires à nourrir, de joie et de partage qui n’appartiennent qu’à nous, citoyens, voisins, utilisateurs de cette Terre commune, de faire vivre et vibrer…

Je crois que pour pouvoir améliorer, voir exponentialiser toujours mieux notre vie, dont le social forme forcément une grande part - je ne parle pas de nos vies sociales personnelles mais bien de notre vécu social commun – il faudrait que chacun sente qu’il fasse partie de la gang afin d’avoir davantage de motivation pour le bien-être et une plus grande sensibilité à l’autre. En tout cas, pour moi, ces journées de petits Marchés ont eu cet effet, même comme simple cliente ; comme l’ont probablement ressenti ces fantastiques jeunes des écoles qui ont chacun et chacune dessiné et écrit une carte de Noël à une personne âgée vivant en Résidence. Des moments qui permettent de sentir un pouls, une vibration, un Cœur unique, qui s’aligne vers un but, celui de combler un vide social en y déposant sa propre couleur, et ainsi améliorer, à sa façon et à petite échelle, la vie de tout un chacun. Oui, je crois profondément que sentir qu’on fait partie du tout est la base d’une vie sociale efficace – parlez-en aux joueurs d’une équipe sportive et de la différence sur le résultat lorsqu’ils travaillent chacun pour soi versus en équipe ! Il n’y a pas de secret !

Rose danse
Au long silence
Destin immense
De fièvre intense

Monte au ciel de tes rêves
Dignité explorée
De félicité désavouée

Monte sur la lucarne
Du souffle de charme
Et danse autour
Avec force d’Amour

Sans trêve…
Jusqu’au sourire sur tes lèvres.

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